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La Géothermie basse énergie
repose classiquement sur l’utilisation directe
de la chaleur de l’eau chaude contenue dans les
aquifères profonds.
En fonction de la température de l’eau géothermale,
elle peut être utilisée pour la pisciculture,
la balnéothérapie, l'alimentation de piscines,
le chauffage de serres.
Si l’aquifère est suffisamment profond pour
que la température de l’eau géothermale
soit supérieure à 60°C, il est alors
possible d’alimenter un réseau de
chaleur par simple échange.
C’est le cas dans de nombreuses régions françaises
situées au-dessus de grands bassins sédimentaires
profonds : essentiellement en Ile-de-France et Aquitaine,
mais également en Midi-Pyrénées et
Languedoc-Roussillon,...
À ces profondeurs, l’eau étant fréquemment
salée et/ou chargée en sulfures, donc corrosive,
il est interdit de la rejeter en surface. Il est nécessaire
de forer un second puits pour réinjecter l’eau
dans l’aquifère originel. Mais il convient
d’implanter ce puits à environ 1 500 ou 2
000 mètres du puits de production afin que le recyclage
de l’eau refroidie réinjectée ne soit
pas trop rapide : c’est le concept de doublet
géothermique. |
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© ADEME - BRGM
Principe de fonctionnement d'un réseau de chaleur
sur doublet géothermique
Voir en plus grand >>> |
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Dès le début des années
1980, la France s'est fait une spécialité
du chauffage urbain géothermique. Une centaine
de forages ont été mis en exploitation en
France et actuellement 65 installations géothermiques
sont exploitées en doublets, triplets
ou puits uniques. En région parisienne, 54 opérations
de géothermie basse énergie ont été
réalisées. Elles sont toutes associées
à des réseaux de chaleur urbains, 34 sont
toujours en activité aujourd'hui.
Voir liste des opérations en Ile-de-France >>>
Actuellement on estime que 170 000 équivalent
logements sont raccordés à des réseaux
de chaleur géothermiques en France, permettant
d’économiser annuellement 130 000 Tonnes
de pétrole et d’éviter l’émission
de plus de 400 000 tonnes de gaz carbonique.
La France se trouvait alors dans un contexte énergétique
favorable à la géothermie, suite au second
choc pétrolier qui avait vu un brusque renchérissement
du cours des produits pétroliers alors très
largement utilisés pour le chauffage de grands
ensembles urbains, dans le cadre de chaufferies centralisées.
Il est à souligner que la puissance publique à
fortement appuyé la réalisation de ces opérations,
dans lesquelles les collectivités locales se sont
impliquées en prenant en charge la maîtrise
d’ouvrage.
Les éléments communiqués ci-après
ont pour but de vous présenter les différentes
étapes techniques administratives et financières
de la réalisation de ce type d’opération. | |
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