Du bain de boue à la
turbine
Les premiers usages de la géothermie
Les premières traces d'utilisation
de la géothermie par l'homme remontent à
près de 20 000 ans. Tout au long de l'histoire
des civilisations, la pratique des bains thermaux s'est
multipliée et depuis un siècle, les exploitations
industrielles se sont développées pour
la production d'électricité et le chauffage
urbain.
S'il faut trouver des origines lointaines
à l'utilisation de la géothermie, pourquoi
ne pas se demander, comme les historiens de la Préhistoire,
quel rôle jouèrent les sources chaudes
dans la résistance de l'humanité aux dernières
glaciations ? Les plus anciens vestiges en rapport avec
la chaleur de la Terre, retrouvés sur le site
de Niisato au Japon, sont des objets en pierre volcanique
taillés (outils ou armes) datant justement du
troisième âge glaciaire, il y a
15 ou 20 000 ans. Les régions volcaniques
ont donc constitué, très tôt, des
pôles d'attraction, du fait de l'existence de
fumerolles et de sources chaudes que l'on pouvait utiliser
pour se chauffer, cuire des aliments ou tout simplement
se baigner. |
Les thermes,
lieu de rencontre et d'échange
Avec l'apparition de la civilisation, la pratique
des bains thermaux et l'utilisation des boues thermominérales
se répand, tant au Japon qu'en Amérique
ou en Europe
Les Etrusques, puis les Romains, font des bains
publics un lieu de rencontre et d'échange
d'idées, ce qu'ils resteront tout au long
du premier millénaire de notre ère,
où malgré décadence, invasions
et rudesse féodale, les thermes sont encore
fort prisés.
Les établissements thermaux se multiplieront
ensuite dans toutes les régions du monde,
et notamment dans les îles volcaniques du
Japon, d'Islande et de Nouvelle-Zélande |
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© BRGM im@gé
De nombreux vestiges archéologiques
témoignent de la pratique des bains thermaux
tout au long de l'histoire de l'humanité. |
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© Coll Chaudes Aigues |
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Un réseau
de chaleur à Chaudes-Aigues dès
le XIVe siècle
En France, aux confins
méridionaux de l'Auvergne, la source du
Par à Chaudes-Aigues (Cantal) s'enorgueillit
d'être la plus chaude d'Europe, avec ses
82°C.
Dès 1330, les archives font mention d'un
réseau distribuant l'eau géothermale
à quelques maisons, et pour l'entretien duquel
le seigneur local prélevait une taxe. Elle
servait même, déjà, à
quelques usages "industriels" comme le
lavage de la laine et des peaux.
ourtant, à la même époque,
en Italie, dans la région de Volterra en
Toscane, les lagoni, petitsbassins d'eau chaude
saumâtre d’où s’échappe
la vapeur à plus de 100°C, sont exploités
pour l'extraction du soufre, du vitriol et de
l'alun. |
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