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Inventaire des ressources

Après avoir évaluer les ressources soit par une exploration géothermique spécifique, soit à partir de travaux de reconnaissance antérieurs menés par exemple pour la recherche de pétrole ou de gaz, il est possible d’établir l’inventaire des ressources géothermales, notamment dans les bassins sédimentaires.

C’est le cas des aquifères profonds du bassin Parisien et du bassin Aquitain qui ont fait l’objet, pendant plusieurs années, de campagnes d’exploration pétrolière et gazière par méthode indirecte comme la géophysique (sismique réflexion) avec de nombreux forages de recherche pour en préciser les résultats.
Dans les années 70, ces données ont été réinterprétées pour des objectifs propres à la géothermie et il a été possible de déterminer le potentiel géothermal des aquifères profonds des bassins Parisien et Aquitain.

Dans une moindre mesure, d’autres bassins sédimentaires ont aussi bénéficié de travaux antérieurs d’exploration : fossé rhénan (Alsace), bassins languedociens et provençaux, couloir rhodanien, plaine d’Alsace…

Avec le développement des pompes à chaleur géothermiques, il est aussi apparu nécessaire d’inventorier les aquifères superficiels.
Ce type d’inventaire est plus difficile à réaliser à cause d’une part, de l’aspect très discontinu et de la petite taille de ces formations et d’autre part, de l’absence de centralisation des données recueillies lors des forages de recherche ou de captage d’eau à des fins domestique, agricole ou industrielle.
Néanmoins, dans certaines régions, des inventaires ont été réalisés dans les années 80.



 

Carte de l’exploitabilité du Dogger de la région Ile-de-France


Le potentiel géothermique du bassin Parisien a pu être recensé en 1976. Ces données ont permis de réaliser à partir de la fin des années 70, les 55 opérations géothermiques qui exploitaient en 1985 l’eau chaude du Dogger, aquifère calcaire situé entre 1 600 et 1 800 mètres de profondeur avec une eau dont la température varie de 55° à 80°C. Les compléments d’information recueillis lors de ces forages ont permis de préciser la géométrie et les caractéristiques de l’aquifère du Dogger. Une interprétation spécifique a permis de produire cette carte d’exploitabilité du Dogger, distinguant les secteurs les plus favorables (représentés en orange) des secteurs les moins favorables (en bleu).
 
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