La technique de foration à retenir pour la réalisation
d'un ouvrage dépend de son objectif du forage,
des caractéristiques de l’ouvrage et essentiellement
de la nature des terrains traversés (terrains meubles,
terrains durs, présence de fractures, de cavités).
Les principales techniques sont les suivantes :
- le marteau fond de trou (MFT) pour
des terrains consolidés et des ouvrages à
profondeur limitée.
- la foration rotary à la
boue pour des terrains peu stables et pour des ouvrages
importants à grande profondeur ou nécessitant
des déviations.
Ces ouvrages seront tubés et cimentés chaque
fois qu’il existera des risques d’effondrement
du trou ou bien pour protéger les aquifères
traversés.
Le forage à la boue est également utilisé
pour éviter les éruptions dues à
des aquifères artésiens (artésianisme
jaillissant, gaz sous pression…).
La foration rotary à la boue pourra être
privilégiée dans les cas où le risque
d'éruption est grand. Cette technique permet en
effet, par augmentation de densité de la boue,
de contenir les effets de pressions.
Un autre élément important concerne l’énergie
captée :
- Dans le cas où elle est contenue directement
dans les terrains, on réalise une sonde
géothermique, qui est un forage non
équipé de tube, mais dans lequel on
place un échangeur
qui sera scellé.
- Dans le cas de la récupération de
la chaleur dans un aquifère, il est nécessaire
de réaliser un ouvrage spécifique si
les terrains ne tiennent pas (crépine
et massif de gravier) et de descendre une pompe pour
amener l’eau à la surface (sauf dans
le cas d’un puits artésien présentant
un débit suffisant pour l’exploitation).
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