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Comment
ça marche ? |
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| Des contraintes maîtrisées |
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A consommer sur place
A l'inverse de l'or noir, l'or blanc qui s'échappe
d'un puits géothermal sous forme de
vapeur ou d'eau chaude ne supporte pas les
déplacements et doit être consommé
localement. Cette contrainte est facilement
résolue pour la vapeur, par le biais
de la transformation de son énergie
en électricité qui, elle, peut
être distribuée sur un territoire
plus large. Mais elle joue fortement lorsque,
à défaut de vapeur, le site
géothermal ne fournit que de la chaleur.
A l’exception notable de l’Islande,
cette énergie ne s'adresse aujourd’hui
qu'à des usagers localisés à
proximité de la source (quelques kilomètres).
Illustrant l'adage "produire
et consommer localement", elle
s'est donc naturellement développée
dans les villes possédant une ressource
géothermale dans leur sous-sol. Le
chauffage urbain arrive ainsi en seconde position
mondiale dans l'utilisation de la chaleur
géothermique, après les établissements
de bains thermaux qui, eux, se sont précisément
implantés là où de l'eau
chaude remontait du sous-sol. |
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© Sthal Puits en composite
contre la corrosion
Le quatrième forage géothermique,
sur le site de Melun l’Almont exploitant
la nappe du Dogger à l’eau très
saline (12 à 15 g/l pour les différents
sels), fut l’occasion de réaliser
un puits de nouvelle génération
équipé de tubages en matériaux
composites offrant une bonne résistance
aux phénomènes de corrosion. |
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© CFG Services
Descente du TCTFP à travers l'adaptateur
de retenue |
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Des traitements anti-corrossion
Tubes dans les forages, canalisations reliant
les puits, échangeur, joints... autant
de matériaux soumis à rude épreuve
dans une centrale géothermique.
En contact avec l'eau du sous-sol, ils sont
victimes de différents types de corrosion
: une corrosion chimique (le fluide peut être
chargé de sels minéraux très
agressifs), une corrosion galvanique (provoquée
par la présence de courants électriques
parasites), et même une corrosion bactériologique
(certaines souches bactériennes –
éventuellement présentes dans
le gisement et réactivées par
l’abaissement de la température
– augmentent la corrosion de l'acier
et les sulfures, sous-produits de leur métabolisme,
sont corrosifs). Pour protéger l'installation,
des traitements préventifs
sont appliqués : injections de produits
inhibiteurs pour obtenir un film protecteur
ou éviter la cristallisation et la
formation de dépôts, des produits
bactéricides pour se débarrasser
des micro-organismes. C'est le cas dans les
forages de production du Bassin parisien pour
annihiler les problèmes de corrosion
liés à l'exploitation de la
nappe du Dogger. Dans l'avenir, l'utilisation
de tubages en matériaux composites
devrait limiter les effets néfastes
de la corrosion. |
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Bien gérer les réservoirs
La géothermie est une énergie
renouvelable, car l'eau extraite du sous-sol
y retourne naturellement ou artificiellement
par réinjection. Mais cette eau qui
retourne à la terre après usage
est refroidie, et le travail de l’ingénieur
consiste à calculer avec précision
le délai qu'il lui faudra pour maintenir
à niveau constant la production de
calories compte tenu des caractéristiques
du réservoir. Dans le cas d'un doublet,
la distance entre puits au niveau du réservoir
est calculée pour qu’aucune
baisse de température n’apparaisse
dans un délai équivalent à
la durée de vie de l’installation
(20 à 30 ans). Une bonne gestion
est donc nécessaire car la ressource,
pompée à outrance, pourrait
s'épuiser assez vite, surtout si aucun
dispositif de réinjection n’a
été prévu. |
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© CFG Services
Unité de descente du tube de traitement
en fond de puits |
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Des risques maîtrisés
Le coût d’investissement
est le principal obstacle qui limite le développement
des centrales géothermiques. La perception
des risques encourus lors des différentes
phases d'un projet peut inquiéter les investisseurs.
D’autant que les risques les plus élevés
se situent dans les premières étapes
d’un projet. Ainsi, un projet de centrale
électrique d'une capacité de 15 MW,
demande un investissement de l’ordre de 35 millions
d'euros, dont environ 6 millions (soit 17%
de l'investissement total) devront être consacrés
à l'exploration et à la reconnaissance
du site par géologie, géophysique,
puis forage. Un investissement initial important,
sans garantie de tomber sur un bon filon ! Mais
une ingénieriefinancière adaptée
peut être apportée. Le retour sur investissement
se fera sur la durée de vie de la centrale
et non celle du gisement. Pour soutenir le développement
de cette source d'énergie, la plupart des
pays proposent une tarification adaptée avec
l'intervention de fonds d'investissement dédiés
ou des bailleurs de fonds internationaux.
En France, les pouvoirs publics ont mis en place
depuis les années 1970 un fonds de
garantie qui permet aux maîtres d'ouvrage
d'être couverts contre les aléas géologiques.
L'ADEME gère avec le recours d'un mandataire
- SAF Environnement - et de façon paritaire
avec des maîtres d'ouvrage un fonds de garantie
long terme. L'ADEME propose en outre des aides aux
maîtres d'ouvrage pour les inciter à
se raccorder à un réseau géothermique.
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