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Les enjeux : l'avenir de la géothermie

Présentation
La place de la géothermie
Perspectives
 

La géothermie: une solution pour la rénovation individuel, collectif et du tertiaire


Maîtriser les consommations énergétiques en améliorant l’isolation est bien sûr la première étape à privilégier. Mais une fois les consommations réduites, le recours à la géothermie peut permettre d’aller plus loin en raison des avantages. Cette énergie renouvelable est indépendante des éléments climatiques extérieurs, locale, respectueuse de l’environnement...
Elle associe également performance énergétique et économique. La géothermie peut être envisagée dans le cadre de réhabilitation pour le chauffage et / ou la production d’Eau Chaude Sanitaire (ECS).
Consulter les fiches:
 

La géothermie pour répondre au Grenelle de l'Environnement


Le Grenelle de l’environnement prévoit ainsi une contribution notable de la géothermie pour atteindre l’objectif des 20 millions de tonnes équivalent pétrole annuelles supplémentaires en 2020. A l’horizon 2020, la géothermie devrait contribuer ainsi pour 1,3 millions de tep (tonnes-équivalent-pétrole) à l’objectif très ambitieux fixé par le Grenelle de l’environnement de produire 20 millions de tep d’énergie renouvelable supplémentaires. A la même échéance, il est prévu que 20 % de l'électricité produite dans les DOM soit d'origine géothermique.
Les secteurs où sont attendues les croissances les plus fortes sont les pompes à chaleur géothermiques pour les maisons individuelles (neuf et rénovation) ou pour le tertiaire et le résidentiel collectif, ainsi que les réseaux de chaleur alimentés par géothermie profonde. Le Grenelle de l’environnement fixe des objectifs ambitieux pour les pompes à chaleur géothermiques : atteindre un parc de plus de 600 000 installations d’ici à 2020.
Pour accompagner le développement pérenne de cette géothermie des pompes à chaleur géothermiques, le BRGM et la Région Centre ont mis en place une plateforme expérimentale pour les pompes à chaleur géothermiques.

Trois axes sont privilégiés :


La géothermie individuelle avec les pompes à chaleur sur capteurs enterrés.

L'objectif affiché est de parvenir à équiper une maison individuelle neuve sur cinq en 2010 pour atteindre ainsi un parc total installé d'environ 300 000 unités. Des mesures fiscales adaptées (crédit d'impôt), ainsi que des actions visant à structurer la profession autour d'une démarche qualité (charte qualité installateurs, certification des produits, critères minimum de performance à respecter) devraient aider à installer durablement le marché.

La géothermie que l'on peut qualifier "d'intermédiaire".

Elle concerne des opérations de taille moyenne (opérations de pompes à chaleur sur eau de nappe ou avec champs de sondes géothermiques verticales pour le chauffage et la climatisation de bâtiments du moyen et grand tertiaires, ou opérations de géothermie de type Aquitain alimentant des mini-réseaux de chaleur ou des piscines, des serres, …). Ce type de géothermie peut se pratiquer dans la plupart des régions françaises et peut davantage être développé. Les mesures proposées pour soutenir cette activité passent par une meilleure connaissance des ressources exploitables (ré-actualisation des inventaires de données sous-sol croisée avec des besoins énergétiques en surface, par exemple), l'information des maîtres d'ouvrage et maîtres d'oeuvre concernés (mise à disposition d'outils cartographiques sur les ressources, aide au financement d'opérations exemplaires, formation,…), un meilleur accès à des mesures d'incitation comme la garantie AQUAPAC.

La géothermie des gros réseaux de chaleur urbains tels qu'ils existent en Région parisienne.

Les atouts de cette filière sont nombreux et bien réels (niveau du savoir-faire acquis en France, bilan global du fonctionnement des opérations existantes, contribution environnementale, coût du MWh…). Depuis l'an dernier, des nouvelles opérations se lancent comme l'extention du réseau de Sucy-en-Brie ou les forages en cours dans le XIXème arrondissement de Paris. L'objectif affiché est ainsi d'assurer une croissance forte du parc actuel (+50% sur l'Ile-de-France, d'ici à 2020, en exploitant mieux la ressource géothermale existante).
Des dispositifs tels que les certificats d'économie d'énergie, qui visent à rémunérer les économies d'énergies fossiles réalisées par la mise en place d'équipements énergétiquement performants ou exploitant des énergies renouvelables, la pression environnementale en site urbain, et la hausse inéluctable du coût des énergies fossiles devraient aider à remplir cet objectif.
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