BRGM : Géoscience pour une Terre durable

Toute l'information sur l'énergie de la Terre

 
 
 
  Accueil
  Plan du site
  Rechercher sur le site
  Contact
 
 




F.A.Q. / Glossaire

F.A.Q.
Glossaire

Vos questions les plus fréquentes

Je chauffe ma maison :: les réseaux de chaleur :: les bâtiments du tertiaire :: la production d'électricité


Je chauffe ma maison


Qu’est-ce qu’une pompe à chaleur ?

Une pompe à chaleur est un dispositif permettant de transférer de l'énergie (chaleur) d'un milieu à basse température vers un milieu à plus haute température. Ce transfert nécessite un apport d'énergie, généralement électrique. L'intérêt du système réside dans le fait que l'énergie finale disponible pour les besoins de chauffage est supérieure à l'énergie nécessaire pour faire fonctionner le dispositif.

Comment fonctionne une pompe à chaleur ?

Le dispositif le plus courant de pompe à chaleur est le réfrigérateur car il prélève des calories (chaleur) à l'intérieur de son enceinte pour les transférer vers l'extérieur. Ce transfert se fait grâce au compresseur qui est alimenté par de l'électricité.
Une pompe à chaleur utilisée pour le chauffage d'un logement, prélève des calories dans le milieu naturel (sous-sol, eau souterraine, etc.) pour les transférer dans le système de chauffage de l'habitation (plancher chauffant, radiateurs).
Cette opération nécessite un peu d’énergie électrique et l’utilisation d’un fluide frigorigène dont le changement d’état (vapeur ou liquide) permet de transférer les calories (chaleur) captées dans le milieu extérieur vers le logement. Par exemple, une pompe à chaleur couvre 100% des besoins de chauffage d’un logement en consommant seulement 30% d’énergie électrique, les 70% restants étant puisés dans l’environnement tout en le préservant.

Quels sont les composants d'un chauffage géothermique par pompe à chaleur ?

On peut distinguer trois parties principales :
- la pompe à chaleur elle-même,
- le circuit contenant le fluide de transfert et d'échange de chaleur (fluide circulant dans une sonde géothermale verticale, un échangeur enterré…),
- le système de chauffage propre à l'habitation (plancher chauffant, radiateurs…).

Une pompe à chaleur pour tous les besoins de la maison ?

Production d’eau chaude sanitaire
Un chauffe-eau thermodynamique permet de réchauffer l’eau de la maison, hiver comme été.
Certains modèles de pompes à chaleur permettent de chauffer l'eau d'un ballon en récupérant une partie de la chaleur du fluide frigorigène à l'aide d'un échangeur de chaleur. Cette fonction n'est assurée que pendant la période de chauffage de l'habitation. En dehors de cette période, une résistance électrique placée dans le ballon prend le relais.
La production d'eau chaude sanitaire peut se faire aussi de façon indépendante à l'aide d'un chauffe-eau thermodynamique . C'est un système équipé d'une pompe à chaleur géothermique autonome et qui peut ainsi fonctionner toute l'année.
Dans tous les cas, le ballon d'eau chaude sanitaire est équipé d'une résistance électrique pour porter l'eau à une température supérieure à 60°C au moins une fois par jour pour supprimer tout risque de légionelle.

Le rafraîchissement de votre maison en été
Si une pompe à chaleur est un réfrigérateur à l'envers, une pompe à chaleur à l'envers… est un réfrigérateur. Elle peut donc assurer non seulement la production de chaleur en hiver, mais aussi la production de froid en été.
On parle alors de pompe à chaleur réversible .

Elle est dans ce cas équipée d'un dispositif permettant d'inverser le cycle du fluide frigorigène. Le condenseur devient l'évaporateur de la pompe, l'évaporateur devient condenseur : la PAC puise alors des calories dans le logement pour les rejeter à l'extérieur (dans les capteurs enterrés).
Cette solution qui permet d’améliorer le confort de la maison dans le cas ou elle est équipée d’un plancher chauffant-rafraîchissant, doit être mise en place avec précaution; le différentiel de température du plancher avec l’air ambiant ne peut excéder 2 à 3°C, sous peine de provoquer des phénomènes de condensation sur ce plancher.
  Comment fonctionne une pompe à chaleur ?

© BRGM im@gé
Le dispositif le plus courant de pompe à chaleur est le réfrigérateur car il prélève des calories (chaleur) à l'intérieur de son enceinte pour les transférer vers l'extérieur. Ce transfert se fait grâce au compresseur qui est alimenté par de l'électricité.
Une pompe à chaleur utilisée pour le chauffage d'un logement, prélève des calories dans le milieu naturel (sous-sol, eau souterraine, etc.) pour les transférer dans le système de chauffage de l'habitation (plancher chauffant, radiateurs).
Cette opération nécessite un peu d’énergie électrique et l’utilisation d’un fluide frigorigène dont le changement d’état (vapeur ou liquide) permet de transférer les calories (chaleur) captées dans le milieu extérieur vers le logement. Par exemple, une pompe à chaleur couvre 100% des besoins de chauffage d’un logement en consommant seulement 30% d’énergie électrique, les 70% restants étant puisés dans l’environnement tout en le préservant.
Voir schéma avec légende >>>
Quels sont les composants d'un chauffage géothermique par pompe à chaleur ?

On peut distinguer trois parties principales :
- la pompe à chaleur elle-même,
- le circuit contenant le fluide de transfert et d'échange de chaleur (fluide circulant dans une sonde géothermale verticale, un échangeur enterré…),
- le système de chauffage propre à l'habitation (plancher chauffant, radiateurs…).

 

Pompe à chaleur à détente directe, à détente indirecte... Quelle est la différence ?

Les constructeurs ont mis au point différents procédés de pompes à chaleur.
La principale différence tient à la nature des fluides circulant dans les capteurs et les émetteurs de chauffage, et donc à la technologie des PAC utilisées. (Voir schéma général)

Le procédé à détente directe


Ce procédé est fréquemment utilisé dans le cas des capteurs horizontaux , mais ne l’est pas avec les capteurs verticaux.

Le fluide frigorigène circule dans les capteurs et le plancher chauffant. Les constructeurs parlent alors de PAC sol / sol.

 

Le procédé avec fluide intermédiaire


De l'eau additionnée d'antigel circule dans les capteurs et de l'eau circule dans les émetteurs de chauffage.Le fluide frigorigène reste confiné dans la PAC.

On parle de PAC de type eau glycolée / eau. Le procédé est utilisable en capteurs horizontaux ou verticaux .

 

Le moyen terme ou procédé mixte


Le fluide frigorigène de la PAC circule dans les capteurs et de l'eau circule dans les émetteurs de chauffage.

Les PAC sont de type sol / eau. Ce procédé n'est utilisable qu'avec des capteurs horizontaux .

 

Qu’est-ce que le COP d’une pompe à chaleur ?

Le COEFFICIENT DE PERFORMANCE (COP) correspond à la puissance thermique fournie, divisée par la puissance absorbée par le dispositif.

Sur une installation, on peut définir plusieurs types de COP :
  • Le COP de la pompe à chaleur

    C'est la quantité de chaleur fournie par la PAC divisée par la quantité d'énergie électrique consommée. Cette valeur est définie dans des conditions de référence de la machine (température du milieu extérieur et température fournie au système de chauffage par exemple).
  • Le COP de l'installation

    C'est la chaleur fournie par la PAC divisée par la quantité d'énergie électrique consommée par l'ensemble du dispositif (incluant généralement les pompes de circulation de l'eau dans le système de distribution de chauffage - idem dans le cas d'une chaudière - et de circulation du fluide dans le système d'échange extérieur), dans les conditions nominales de fonctionnement.
  • Le COP annuel de l'installation

    C'est le bilan global de l'énergie thermique fournie divisé par l'énergie consommée, calculé sur une année complète de fonctionnement.
    Par exemple, une pompe à chaleur consomme 1 kWh d’électricité pour fournir 4 kWh de chaleur : on dira qu’elle possède un COP de 4.

Le chauffage géothermique peut-il être installé sur n’importe quel terrain ?

Un sol d’une épaisseur suffisante pour l’enterrer (80 cm environ) peut convenir pour l'installation d'un dispositif de prélèvement de calories enterré horizontalement.
Il faut cependant disposer d'une surface plane disponible suffisante et veiller lors des travaux à ne pas endommager les différentes canalisations desservant l'habitation.
Si le sol n’est pas assez profond, la surface trop pentue, ou le terrain trop étroit, il faudra implanter un échangeur vertical dans un forage adapté.
Dans le cas d'échangeurs horizontaux à faible profondeur (dispositif enterré à moins d'un mètre de profondeur), la surface disponible de terrain doit être au minimum de l'ordre de 1,5 fois la surface habitable à chauffer (pour les maisons récentes) et peut aller jusqu'à 3 fois (pour les maisons anciennes et mal isolées). Après installation du dispositif, cette surface peut être cultivée (gazon, fleurs..), mais il faut éviter de planter des arbres.
Dans le cas d'échangeurs verticaux (appelés sondes géothermiques), l'emprise au sol est minimale (de l'ordre du m2), mais la réalisation du forage pour l'installation de la sonde nécessite l'accès temporaire par un engin de forage. Ces sondes ont une profondeur de plusieurs dizaines à près d’une centaine de mètres

Quel type d’entretien faut-il prévoir et à quelle périodicité ?

Comme pour toute installation de chauffage, il est recommandé de souscrire un contrat d'entretien, qui comportera notamment une vérification périodique (en général annuelle) des performances de l'ensemble de l'installation, incluant les éléments auxiliaires de la pompe à chaleur.


Quelles sont les contraintes techniques de l’installation d’une pompe à chaleur ?

Comme toute installation thermique, la pompe à chaleur devra être choisie, dimensionnée et installée par un professionnel.
Le dispositif de prélèvement des calories dans le milieu naturel (échangeur horizontal enterré, sonde verticale ou autre), les besoins thermiques du logement et les conditions d'utilisation (chauffage et rafraîchissement alternés par exemple) auront une incidence sur le choix de la PAC.

Qu'est-ce qu'une sonde géothermique ?

Une sonde géothermique (appelée aussi capteur géothermique vertical) est un échangeur de chaleur installé verticalement dans un forage de quelques dizaines à près d’une centaine de mètres de profondeur.
Un fluide pompé en circuit fermé permet d'extraire par l'intermédiaire de la pompe à chaleur l'énergie du sous-sol pour la transférer au circuit de chauffage.
Lorsque la pompe à chaleur assure également le rafraîchissement d'été (pompe à chaleur réversible), les calories excédentaires peuvent être transférées dans le sous-sol via la sonde géothermale.

A quel organisme dois-je m’adresser pour l’installation d’une sonde géothermique ?

L’AFPAC, Association Française pour les Pompes à Chaleur, regroupe un nombre important de fabricants et d’installateurs de pompes à chaleur (http://www.afpac.org).
L'ADEME, le BRGM et EDF ont engagé une démarche de qualité auprès des entreprises de forage pour l'installation des sondes géothermiques.
La liste des entreprises de forage adhérant à cette démarche qualité sur l'ensemble du territoire français peut être consultée sur ce site, ou sur le site Promotelec (http://www.promotelec.com, puis ouvrir la rubrique "Matériels homologués", puis "Produits répondant aux exigences du Label Promotelec habitat neuf").

Qu'est-ce qu’une nappe phréatique ?

C'est la première nappe d'eau souterraine rencontrée dans le sous-sol (c'est la nappe la plus superficielle). L'eau contenue dans cette nappe peu profonde présente généralement une température comprise entre 10 et 12°C. Cette chaleur peut être exploitée par une pompe à chaleur pour alimenter un circuit de chauffage. La spécificité de l'eau souterraine est que sa température reste constante tout au long de l'année, sans subir de variations saisonnières.

Qu'est ce qui rend la géothermie attractive ?

La chaleur de la Terre est toujours disponible 24 heures sur 24 et 365 jours par an. Elle ne dépend ni du climat, ni des saisons et ni de l’heure du jour. Cette chaleur est présente pratiquement en tout lieu et ne nécessite pas de stockage spécifique (c'est le sous-sol lui-même qui sert de stockage).

Faut-il des autorisations pour faire un forage ?

La réglementation concernant la réalisation d’un forage est compliquée : elle est encadrée par différents codes, en particulier par le code minier et le code de l'environnement (loi sur l’eau). Pour résumer, le code minier implique la déclaration de tout forage supérieur à 10 m de profondeur et nécessite une autorisation (donc enquête publique avec établissement d’un document d’incidence) pour tout ouvrage supérieur à 100 m de profondeur.
Les DRIRE (Directions Régionales de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement) gèrent le code minier : www.drire.gouv.fr/

Le code de l'environnement (loi sur l’eau) s’applique en cas de prélèvement d’eau (donc pas dans le cas des sondes géothermiques), et nécessite une déclaration si le prélèvement est "supérieur à 1'000 m3/an mais inférieur ou égal à 80 m3/h". Sont soumis à autorisation "tous prélèvements situés à l'intérieur du périmètre de protection rapproché d'un captage en eau potable" et / ou "si le débit prélevé est supérieur à 80 m3/h". Les professionnels (foreurs, bureaux d’études sous-sol) sont au courant de ces démarches.

Il est à noter qu’il existe également des règlementations régionales et locales spécifiques. Quant à la procédure à mener pour les forages sur nappe d’eau souterraine, le plus simple est de s’adresser à la MISE située à la préfecture du département www.eaufrance.fr/ . La MISE (Mission Inter Service de l'Eau) est une structure de coordination départementale des services de l'Etat (DDASS, DDAF, DDE, ...) qui vise à améliorer la lisibilité, l'efficacité et la cohérence de l'action administrative, principalement de l'exercice de la police de l'eau en matière de gestion de l'eau et des milieux aquatiques).

Il convient également de contacter l’Agence de l’eau pour les taxes de prélèvement et/ou ce rejet : http://www.lesagencesdeleau.fr/

Puis-je utiliser l'eau d'un puits pour alimenter une PAC ?

Techniquement
rien ne s’oppose à l’utilisation d’un puits s’il permet de fournir le débit nécessaire à l’exploitation de la PAC. Il faut toutefois appréhender les problèmes suivants : le débit nécessaire au fonctionnement de la PAC doit être stable dans le temps. L'installation devra également être adaptée à la qualité physico-chimique de l'eau pompée (colmatage lié à la présence de fines, eau incrustante, eau corrosive…) Il faut faire attention, car on confond souvent un puits, ouvrage captant une nappe phréatique, avec une citerne, ouvrage alimenté principalement par les eaux de ruissellement, donc qui ne peut pas fournir un débit continu.
Pour les aspects règlementaires voir le paragraphe ci-dessus.

Puis-je utiliser l'eau de la rivière voisine pour alimenter une PAC ?

Techniquement rien ne s’oppose à l’utilisation d’un cours d’eau si il peut fournir le débit nécessaire à l’exploitation de la PAC. En plus des éléments dont il faut tenir compte dans le cas de l'utilisation de l'eau d'un puits, il faut prêter attention aux variations de débit liées aux périodes d'étiage et de crues, mais également aux variations de la qualité de l'eau (augmentation de la turbidité en période de crue par exemple). La très forte variation des températures saisonnières aura un impact sur le rendement de a PAC, pouvant aller jusqu’à l’impossibilité de l’utiliser dans les périodes les plus froides !
Pour les aspects règlementaires, il faut tenir compte des contraintes spécifiques liées aux cours d’eau et voir les différentes réglementations existantes. Il peut exister des règlementations régionales et locales spécifiques. Le plus simple est de s’adresser à la MISE , ou à la DDAF (www.agriculture.gouv.fr/) , à la DDAS situées à la préfecture de chaque département, à la DIREN (Directions régionales de l’environnement) ainsi qu’à l’agence de l’eau pour les taxes de prélèvement et/ou ce rejet.
Enfin, il faut savoir qu’un projet de loi sur « L’EAU ET LES MILIEUX AQUATIQUES » est en cours de discussion au Parlement (mai 2006), il faudra tenir compte de ses décisions.

Sur quoi porte le crédit d'impôt?

Le crédit d’impôt porte exclusivement sur le matériel mis en œuvre pour faire fonctionner une installation équipée de sondes géothermiques et d'une pompe à chaleur. En revanche, les travaux de foration ne sont par pris en compte.) Dans le cas d’une ou des sonde(s) géothermique(s), ce sera les tubes, le ciment, l'eau glycolée, mais pas la location de la machine, ni la rémunération des ouvriers. Pour le captage d’un aquifère, ce sera les tubages, la crépine, le gravier, le ciment, la pompe de production du(des) forage(s), l’échangeur, mais pas la location de la machine, ni la rémunération des ouvriers. Il peut y avoir différentes interprétations possibles, donc il est préférable de vous adresser au centre des impôts dont vous dépendez. La liste des matériaux pris en compte par le crédit d'impôt est consultable à l'adresse suivante :
http://www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/frame23e.pl?bandeau=/energie/developp/econo/be_eco.htm&gauche=/energie/developp/econo/me_eco.htm&droite=/energie/developp/econo/textes/credit-impot-2005.htm

Quels sont les ordres de grandeur des coûts d'investissements?

Pour les sondes géothermiques, les coûts d’investissement varient entre 145 et 185 € (TTC) par m2 chauffé, et les coûts de fonctionnement entre 2,3 et 3,5 € (TTC) par m2/an (chiffres ADEME). Un élément possédant une forte variabilité est le coût du forage pour mettre en place la sonde géothermique. Il est de l’ordre de 50 €/m dans les terrains cristallins (granite,..) à 90 €/m dans les terrains sédimentaires qui présentent plus de difficultés.

Les réseaux de chaleur


Peut-on se raccorder à un réseau de chaleur quand on habite une maison individuelle ?

Cela est théoriquement possible lorsque le réseau se situe à proximité de l’habitation; cependant, les coûts de raccordement peuvent être totalement dissuasifs.

Peut-on réaliser d’autres opérations de géothermie en France ?

Aujourd’hui il existe 34 opérations de géothermie en Ile-de-France, exploitant l'aquifère du Dogger par la technique du doublet pour alimenter des réseaux de chaleur urbains, et 29 dans l’ensemble d’autres régions, principalement en Aquitaine.
Il est nécessaire de trouver un aquifère suffisamment profond (à plus de 1 500 m) pour que l’eau soit à une température supérieure à 60°C.
Il est également possible d’alimenter un réseau de chaleur avec des pompes à chaleur à partir d’aquifères plus superficiels, présentant une température inférieure à 50°C. C’est par exemple le cas à Châteauroux (Indre), en région Centre, où l’on fait appel à l’eau d’un aquifère à 34°C.

Qu’est-ce qu’un doublet géothermique ?

C’est un système de production d’eau géothermale comportant deux forages associés, l'un pour la production du fluide géothermal, l'autre pour sa réinjection. Le fluide cède ses calories au circuit de chauffage à travers un échangeur de chaleur situé sur le circuit entre les deux forages.
34 opérations exploitant l'aquifère du Dogger en région parisienne fonctionnent selon ce schéma.
On utilise la technique du doublet quand l’eau est trop salée pour être rejetée dans le milieu naturel, quand l’eau possède une qualité trop bonne pour être gaspillée, ou encore lorsque l’on souhaite conserver l’équilibre de l’aquifère.
 

Les bâtiments du tertiaire


Qu’appelle-t-on une géostructure énergétique ?

Une géostructure est un ouvrage exécuté dans le sol, ou en contact avec celui-ci (pieux, parois, dalles, plus généralement tout élément de fondation) destiné à supporter une construction.
Ces géostructures peuvent être conçues et équipées pour fonctionner comme échangeur thermique avec le sous-sol. Raccordées à une pompe à chaleur, elles permettent d'assurer tout ou partie des besoins de chauffage et/ou rafraîchissement des bâtiments.

Les pieux géothermiques (appelés aussi pieux énergétiques) peuvent équiper de grands bâtiments publics ou industriels tant pour la production de chaleur en hiver que de froid en été.

On les appelle également fondations thermoactives.

Une installation comportant 570 pieux à la profondeur de 20-25 m exploite 100 000 m3 de terrain sous un complexe industriel à Grabs (Suisse).

La production d'électricité


Que signifie HDR ?

HDR : Hot Dry Rock (Roches chaudes sèches)
On parle aussi de :
HFR : Hot Fractured Rocks (Roches chaudes fracturées),
HWR : Hot Wet Rocks (Roches chaudes humides),
EGS : Enhanced Geothermal System (Systèmes géothermiques stimulés).

Principe

Des fractures sont créées sous pression hydraulique dans des roches chaudes sèches (HDR) ou des roches contenant de l’eau (HFR, EGS). L'eau froide injectée se réchauffe en circulant dans ces fractures (HDR) ou pousse l’eau chaude présente naturellement qui peut être utilisée pour la production d'électricité et de chaleur.
Le concept
A quelques kilomètres de profondeur, la chaleur du sous-sol est abondante et quasi inépuisable ; malheureusement, cette ressource se trouve en grande partie emmagasinée dans des formations rocheuses peu perméables. L'idée est donc venue de créer artificiellement des réservoirs géothermiques profonds dans lesquels l'eau injectée se réchaufferait lors de son parcours souterrain. Il convient pour cela de fracturer ces formations profondes et de créer un échangeur thermique souterrain profond. Simple dans sa conception, mais compliqué dans sa réalisation, ce concept, inventé par les Américains dans les années 70, est celui dit des "Roches chaudes fracturées" (HFR).
Ce concept est étudié en France, depuis 1987, sur le site de Soultz-sous-Forêts en Alsace, dans le cadre d'un partenariat Européen.
 
 © ADEME-BRGM   Qui sommes-nous ? Informations légales