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| Caractéristiques des aquifères en Lorraine : |
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La Lorraine est dotée de ressources aquifères qui sont principalement de nature sédimentaire. Une très faible part de la superficie de la région (environ 6 % seulement) correspond au socle vosgien, c'est-à-dire à des terrains majoritairement cristallins et métamorphiques. Les principaux aquifères lorrains, pris en compte dans l'atlas, sont des plus récents au plus anciens :
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d'après Ramon S., Zumstein J.F. (1992) - Carte hydrogéologique dy bassin Rhin-Meuse à 1/500 000 ème et Coupe hydrogéologique schématique à 1/600 000ème. Agence de l'eau Rhin-Meuse, 1 000 ex" |
les calcaires du Tithonien. Les formations géologiques qui les composent sont les Calcaires cariés ou tachetés, l'Oolithe de Bure, les Calcaires à débris, la Pierre châline, les Calcaires cryptocristallins, le Calcaire lithographique des Calcaires du Barrois, et le calcaire tubuleux. La moyenne de la transmissivité de cet aquifère pour une vingtaine de valeurs est de 1,4.10-2 m2.s-1. L'ensemble du réservoir aquifère s'étend à l'affleurement en Lorraine sur environ 1 200 km2.
les calcaires de l'Oxfordien. Comportant de nombreuses formations géologiques, ils vont du Calcaire à astartes jusqu'aux Terrains à chailles, et datent du Séquanien à l'Oxfordien sensu stricto.Leurs superficies d'affleurement dans la région est de 2 400 km2. La moyenne d'une quarantaine de valeurs de transmissivité acquises pour cet aquifère est de 9,5.10-2 m2.s-1.
les calcaires du Dogger. Ils vont de la Dalle d'Etain du Bathonien au Nord de la région ou éventuellement de la Dalle nacrée du Callovien inférieur au Sud de la Lorraine, jusqu'au calcaire sableux du Bajocien inférieur voire au minerai de fer oolithique de l'Aalénien, en passant par les formations à polypiers du Bajocien qui constituent la partie la plus intéressante du réservoir aquifère. La formation ferrugineuse basale est prise en compte dans le réservoir lorsqu'elle a été exploitée pour son minerai. Dans ce cas, au droit des zones dépilées, elle a pour effet de drainer les eaux souterraines et d'abaisser considérablement la surface piézométrique de la nappe du Dogger. Les affleurements du réservoir ont une surface totale en Lorraine de 2 900 km2. Cet aquifère présente un potentiel intéressant de part sa réserve importante. La moyenne de sa transmissivité, estimée à partir d'une vingtaine de valeurs, est de 1,1.10-2 m2.s-1.
les calcaires du Muschelkalk. Ce réservoir est constitué par la Dolomie limite, la Dolomie inférieure ou la Dolomie de Vittel ou encore le Calcaire à Térébratules, les Couches à Cératites, le Calcaire à entroques, et les Couches blanches. Leurs âges sont de la Lettenkohle et du Muschelkalk. L'aquifère s'étend à l'affleurement en Lorraine sur 1 500 km2. Sa transmissivité est bien moindre que celles des réservoirs passés en revue précédemment et sa productivité est très variable.
les grès du Trias inférieur. Ils sont composés par le Grès coquillier, les Grès à Voltzia, les Couches intermédiaires et le conglomérat à cornaline, la Zone-limite violette, le Conglomérat principal, le Grès vosgien, et les Grès d'Annweiler, dont les âges vont du Muschelkalk inférieur au Buntsandstein. Leurs affleurements ont une superficie de 2 700 km2 dans la région. Ils constituent une réserve en eau souterraine très importante et la moyenne de leur transmissivité (pour pratiquement deux cents valeurs) est de 2,3.10-2 m2.s-1.
Il faut également mentionner l'existence des nappes alluviales qui constituent des ressources en eaux souterraines, mais superficielles, qui peuvent être très importantes. On peut citer en particulier :
- la nappe alluviale de la Moselle
- la nappe alluviale de la Meurthe
- la nappe alluviale de la Meuse.
L'aquifère dit des grès d'Hettange-Luxembourg constitue une réserve importante, mais il ne présente qu'une extension restreinte à l'affleurement en Lorraine. Pour cette raison, il n'a pas été pris en compte dans l'atlas. Il est composé de terrains gréseux et calcaires qui vont du Carixien à l'Hettangien. Le réservoir aquifère est partagé approximativement à parts égales entre la Belgique, la France et le Luxembourg.
Il existe de nombreuses autres nappes d'importance secondaires, comme la nappe des Grès rhétiens. Elles forment des réserves en eaux souterraines de moindres importances qui sont difficiles à appréhender puisqu'elles ne sont bien connues que dans certains secteurs. Elles peuvent cependant constituer la seule ressource en eau disponible localement.
Enfin, le socle vosgien forme un aquifère fracturé dont la productivité peut être intéressante, notamment lorsqu'il est drainé par des formations superficielles plus perméables.
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