Bilan énergétique de la France et chiffres clés des ENR pour 2016

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En mai dernier, le Commissariat général au développement durable a publié l'édition 2018 des "Chiffres clés des énergies renouvelables" qui répond aux questions : quel est le poids des énergies en France, quelles sont les différentes filières présentes en France, quelle est la place de la Frnace en matuère d'ENR en Europe et dans le monde ?

L'évolution du bouquet énergétique est présenté jusqu'en 2016 en métropole et en Outre-mer, et en lien avec les objectifs fixés en 2020.

Un focus est fait de chacune des filières et notamment celles de la géothermie (prodcution directe de chaleur, production d'électricité) et des pompes à chaleur.

A noter que le bilan énergétique de la France pour 2016 a également été publié en mars dernier. Il traite du prix des énergies, des consommations et productions d'énergies en France métropolitaine et propose également un bilan énergétique pour l'Outre-mer.

Quelques chiffres de production ...

En métropole, la production nationale d’énergie primaire, après avoir atteint un pic à 140 Mtep en 2015, recule de 4,8 % en 2016 pour s’établir à un peu plus de 133 Mtep. Quant à la production primaire d'énergie issue de ressources renouvelables, en progression de 10 % par rapport à 2015, est de 25,8 Mtep, dont 8 % par les pompes à chaleur (PAC) tous types (la production de chaleur renouvelable à partir de PAC tous types s’établit à 2,2 Mtep en 2016, en hausse de 18 % sur un an) et 0,9 % par la géothermie (la production de chaleur par géothermie basse énergie s’élève à 236 ktep en 2016, augmentant de 10 % en un an).

En 2016, plus de 650 réseaux de chaleur sont dénombrés en France, d’une puissance thermique totale d’environ 20 GW, dont près de 9 GW concentrés dans la seule région Île-de-France. Ces réseaux ont livré aux consommateurs un peu plus de 2,1 Mtep de chaleur (nettes des pertes de distribution), soit 8 % de plus que l’année précédente. La part des énergies renouvelables a plus que doublé dans les réseaux de chaleur depuis le début de la décennie, pour atteindre 39 % en 2016. Il existe également 21 réseaux de froid en France métropolitaine (et un à Monaco). Ceux-ci ont livré 77 ktep de froid en 2016.

... et de consommation

La consommation primaire globale décroît de 1,6 % en 2016, à 245,8 Mtep alors que, tous usages confondus, la consommation d’énergies renouvelables et de déchets progresse de 10,3 % sur un an. La consommation primaire d’énergies renouvelables et de déchets s’établit à 27,8 Mtep en 2016, représentant 10,9 % de la consommation totale d'énergie et ainsi constituant la quatrième source d’énergie primaire (1,7 % pour la géothermie et 15,6 % pour les PAC).

Environ 9 Mtep d’énergies renouvelables thermiques ou issues des déchets sont consommées pour le chauffage dans le secteur résidentiel, en forte augmentation sur un an (+ 9,7 %), dont 22 % par des pompes à chaleur. La consommation finale d’énergies renouvelables thermiques ou issue des déchets par le secteur tertiaire (chauffage) demeure modeste, à 0,9 Mtep en 2016, dont 24 % par les pompes à chaleur et 2 % par la géothermie.

La consommation (hors pertes) de chaleur commercialisée s’élève à 3,4 Mtep en 2016, avec une augmentation de 13 % sur un an. Les livraisons aux secteurs résidentiel et tertiaire augmentent plus modérément (de 2 % et 5 % respectivement), mais atteignent toutefois des niveaux inédits, reflet du développement du chauffage urbain en France. Ces deux secteurs consommateurs concentrent en effet à eux deux plus de 90 % des livraisons des réseaux de chaleur.

Source : MTES