Le nouveau réseau de chaleur de Grigny-Viry inauguré

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Les villes de Grigny et de Viry-Châtillon (Essonne), le SIPPEREC et la Société d’Exploitation des Energies Renouvelables (SEER) ont inauguré, le 2 juin dernier, le nouveau réseau de chaleur Grigny-Viry.

Ce réseau de chaleur, mis en service à l’hiver 2017, fournit d’ores et déjà 124 GWh et permet de chauffer et d’alimenter en eau chaude près de 10 000 logements à Grigny et Viry dans les quartiers d’habitat collectif Les Sablons, les Tuileries, le centre-ville de Grigny, la Grande Borne, le Plateau de Viry-Châtillon, ainsi que de nombreux équipements publics (écoles, gymnases, collèges) et entreprises.

La création du réseau a nécessité deux forages au dogger à environ 1 600 mètres, la rénovation de 7 km de réseau déjà existants et la création de 10 km supplémentaires.

Deux objectifs phare

Le développement de ce réseau de chaleur est au cœur des enjeux sociaux : il permettra de réduire la précarité énergétique des habitants de ce territoire, parmi les plus en difficultés d’Ile de France.

Le doublet géothermique de Grigny-Viry évitera également chaque année l’émission de 15 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit l’équivalent du rejet en CO2 de 700 voitures.

Ce projet ambitieux a pu voir le jour grâce à la capacité d’innovation des villes de Grigny et Viry-Chatillon qui ont décidé de mettre leurs efforts en commun pour créer un service public de chauffage urbain, mettant fin à plus de quarante années de gestion privée du chauffage.

La structure juridique retenue a été celle d’une Société Publique Locale (SPL), la Société d’Exploitation des Energies Renouvelables (SEER), créée en 2014 pour mettre en œuvre et exploiter le réseau de chaleur géothermique.

La SEER est soutenue à 51 % par le SIPPEREC, à 34 % par la ville de Grigny et à 15  % par la ville de Viry-Châtillon.

Soutiens financiers

Le réseau de géothermie de Grigny-Viry est le résultat d’un investissement de 29,1 millions d’euros.

Le projet a reçu un soutien financier exceptionnel de l’Etat par l’intermédiaire du Fonds de soutien à l’investissement Local qui a apporté 2,6 millions d’euros, des subventions de la Région et l’ADEME pour un montant de 8,9 millions d’euros, et des emprunts auprès de partenaires publics et privés : Caisse des Dépôts et Consignations, Crédit coopératif, Banque postale et Crédit mutuel Arkea.

En savoir plus : communiqué de presse du SIPPEREC