Etape 1: Connaitre ses besoins énergétiques

L’évaluation précise des besoins énergétiques permet de déterminer le dimensionnement du système géothermique.
Cette étape est primordiale car c’est l’adéquation entre les besoins et le dimensionnement qui garantit un coût d’installation limité et un coût de fonctionnement moindre.

Comment connaître facilement la dépense énergétique d'un bâtiment ?

Comme l’électroménager et les voitures, les bâtiments existants et neufs sont maintenant dotés d’étiquettes « énergie » et « gaz à effet de serre » qui signalent leurs performances énergétiques et leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces deux étiquettes sont éditées lors du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) dont la réalisation est obligatoire à la livraison de toute construction neuve et lors des ventes et des locations.

>> En savoir plus : guide pratique ADEME : Le Diagnostic de Performance Energétique

Améliorer les performances de son bâtiment

Pour aider les particuliers dans cette démarche, les Espaces Info-énergies présents partout en France apportent gratuitement leurs conseils. Ces points d’accueil peuvent également accompagner les particuliers pour des travaux d’isolation. Ces travaux diminuent efficacement la puissance nécessaire pour assurer les besoins en chaud et en froid des bâtiments

Pour conseiller et accompagner les collectivités et entreprises, les spécialistes énergies renouvelables et bâtiments des directions régionales de l’ADEME proposent leurs conseils et peuvent aider au financement d'études.

La géothermie, oui, mais pour quels besoins ?

Tous les systèmes géothermiques (échangeurs horizontaux, verticaux, sur nappe…) peuvent :

  • Chauffer un bâtiment avec une pompe à chaleur géothermique classique
  • Rafraîchir un bâtiment  avec une pompe à chaleur géothermique réversible
  • Produire l’eau chaude sanitaire avec une pompe à chaleur géothermique haute température ou un chauffe-eau thermodynamique géothermique

Ces différents usages peuvent être réalisés par un seul et même appareil: la pompe à chaleur

>> Allez plus loin : Pompe à chaleur : comment ça marche ?

Mutualiser les besoins.

Pour les nouveaux aménagements urbains, il peut être intéressant d’étudier le recours à la solution géothermique sous forme de micro-réseau de chaleur.

A l’échelle de l’ilot, la mutualisation des équipements de production d’énergie, tels que réseaux de chaleur ou géothermie à basse température, pour maîtriser la demande d’énergie et intégrer une production décentralisée d’énergie, deviennent des options à explorer en priorité. 

Feuille de route sur les bâtiments et îlots à énergie positive et à bilan carbone minimum, ADEME, août 2010.

>> Allez plus loin : Les micro-réseaux de chaleur

Limiter les pertes inutiles

Rénovation : isolation et optimisation des consommations

Pour réduire les déperditions, il est nécessaire de préalablement isoler la toiture, les parois et de réduire les ponts thermiques avant de remplacer le système de chauffage existant. Améliorer l’isolation aura pour effet de réduire la puissance du nouveau système de chauffage et donc l’investissement à réaliser.

Il peut également être intéressant de conserver son système de chauffage et/ou de production d’eau chaude sanitaire existant en tant qu’appoint ou complément au système géothermique, et ce pour plusieurs raisons :

  • Permet de se satisfaire d’une ressource (débit, température…) insuffisante pour couvrir l’ensemble des besoins
  • Permet de limiter les travaux à réaliser en conservant le système existant pour les pièces chauffées ponctuellement (chambres, salle de bain, étages…)

Construction : les exigences de la RT 2012 pour les maisons individuelles

Depuis le 1er janvier 2013, toutes les constructions neuves doivent respecter cette nouvelle réglementation thermique. Les extensions et surélévations de bâtiments existants aussi !

Cette réglementation vise la généralisation des bâtiments basse consommations (BBC) et introduit pour cela des exigences de résultats et de moyens.

Cette réglementation comporte 3 exigences de résultats définies par 3 coefficients :

  • le Bbio ou le Besoin bioclimatique (besoin lié au chauffage, à la climatisation et à l'éclairage)
  • le Tic ou la Température intérieure conventionnelle en période de forte chaleur
  • le Cep ou le coefficient de consommation conventionnelle d'énergie primaire (consommation par m² par an pour le chauffage, la climatisation, l'eau chaude sanitaire, l'éclairage et les auxiliaires tels que les pompes à chaleur et les ventilateurs).

>> Allez plus loin : Améliorer la performance énergique des bâtiments : www.rt-batiment.fr et guide de l'ADEME sur la construction d'une maison individuelle en respectant la RT 2012