Les sous-stations d'un réseau de chaleur

 

Chaufferie de la résidence J. Ferry de l'Haÿ-les-Roses, © SEMHACH

... pour transmettre à l'habitat la chaleur produite par la centrale géothermique

Dans chaque bâtiment raccordé au réseau de chaleur se trouve une sous-station qui abrite le poste de livraison où l’eau chaude (ou la vapeur) transfère sa chaleur aux installations du bâtiment via un échangeur thermique.
C’est dans la sous-station que le comptage de la chaleur livrée est effectué.
C’est également au niveau de la sous-station que l’on distingue le réseau primaire (qui relie la ou les installations de production au bâtiment) du réseau secondaire (qui distribue la chaleur dans un bâtiment ou groupe de bâtiments).

La sous-station joue le rôle d’une chaufferie classique avec l’avantage d’être plus simple, plus sûre et beaucoup moins encombrante. Les bâtiments sont raccordés dès la réalisation du réseau de chaleur, ou ultérieurement en fonction de son extension.

Selon les réseaux, la sous-station peut dépendre du réseau "secondaire" ou du réseau "primaire", donc soit du gestionnaire du bâtiment, soit de l’exploitant du réseau de chaleur. L’optimisation globale du réseau est favorisée dans ce dernier cas, ce qui permet à l’exploitant de réduire au maximum la température de retour du réseau.

Exemple de sous-station © ADEME-BRGM  L’eau chaude qui arrive de la centrale géothermique transfère sa chaleur dans un échangeur (en jaune) qui alimente le réseau de radiateurs du bâtiment (tuyaux rouges). Du fait qu’il s’agit de radiateurs haute température, la température de retour est encore suffisante pour alimenter (tuyau orange) un autre bâtiment équipé par exemple de planchers chauffants qui requièrent une température moins élevée. La production d’eau chaude sanitaire est assurée par un autre échangeur (en rose).

Canalisations d'un réseau de chaleur

Pose de tubes préisolés formant un réseau tri-tubes avec sablon et compactage de la fouille © SEMHACHUn réseau de chaleur fonctionne en circuit fermé : il comprend toujours au moins deux canalisations, l’une pour distribuer la chaleur vers les utilisateurs, l’autre pour le retour du fluide refroidi vers les installations de production.

Le fluide est distribué dans les réseaux à des pressions de 5 à 15 bars. Concernant les réseaux géothermiques, les températures sont variables mais toujours inférieures à 110 °C.

Deux techniques sont utilisées : tubes en caniveau avec isolation de laine de verre ou tubes préisolés en usine et posés en pleine terre. La technique caniveau est plus sûre en termes de maintenance et de prévention des fuites mais son coût est nettement plus élevé. La majorité des réseaux de chaleur est équipée de tubes préisolés.

Les équipements de distribution sont soumis notamment aux réglementations liées à l’usage du domaine public.

Le saviez-vous ? Se raccorder à un réseau de chaleur

Qui peut se raccorder ?

En théorie, les immeubles comme les maisons individuelles peuvent se raccorder à un réseau de chaleur passant dans leur rue. En pratique, cette possibilité est surtout utilisée pour apporter l’énergie de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire à de grands bâtiments en copropriété ou tertiaires. Il est en effet préférable qu’il y ait un grand nombre de logements raccordés afin de mutualiser et amortir les coûts fixes.

Et en maison individuelle ?

Il est rare, mais pourtant possible (et parfois obligatoire) de raccorder des logements individuels à un réseau de chaleur. La chaufferie (ou la sous-station) dessert alors un groupe de maisons, un lotissement par exemple. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître les possibilités et les conditions de raccordement.

>> En savoir plus : Guide ADEME, Se raccorder à un réseau de chaleur (pdf - 1,93 Mo)